Théorie des ensembles
Relation d'équivalance
Définition
Une relation d'équivalence est une relation binaire qui est à la fois réflexive, symétrique et transitive. On peut l'écrire R(x, y), comme toutes les relations; si l'on veut souligner son caractère, on peut aussi l'écrire:
![]()
qui peut se lire de trois façons :
- x congru à y modulo (= " selon le mode ") R ;
- x équivalent à y modulo R ;
- x équivalent à y (lorsqu'il n'y a pas de confusion possible).
Exemples
La relation R: " est parallèle à " est une
relation qu'on peut définir dans l'ensemble E des droites d'un
plan. Elle signifie que les deux droites
et
auxquelles
elle s'applique n'ont aucun point commun ou sont confondues. Elle est réflexive
(une droite est toujours confondue avec elle-même, donc R(x,x) est toujours vraie), symétrique (si x est parallèle
à y alors y est parallèle à x),
et transitive (" x // y et y // z "
=> " x // z ") : c'est donc une relation d'équivalence et l'on peut écrire
![]()
ce qui exprime que la droite x est équivalente à la droite y modulo R dans le plan considéré. Concrètement cela signifie que les droites x et y sont équivalentes en ce qui concerne leur direction (ainsi que toutes les droites du plan parallèles à x).
Voici maintenant un exemple arithmétique important.
Considérons l'ensemble
(les entiers et le zéro) ; soit x et y deux entiers dont
la division par 3 donne le même reste, par exemple 2. Appelons R la relation entre x et y entiers définie par:
R(x, y) " la division de x par 3 donne le même reste que la division de y par 3 "
nous écrirons :
![]()
ou, en convenant dans ce cas précis de désigner R par le nombre diviseur:
![]()
Par exemple, les nombres x = 17 et y = 23 respectent la relation R; on peut donc écrire:
![]()
Tous les entiers qui divisé par 3, donnent pour reste 2 constituent une classe d’équivalence pour la relation R. Par exemple, 5 divisé par 3 donne comme reste 2 ; tous les entier ai tels que :
![]()
sont équivalents à 5 pour la relation considérée
ils constituent la classe d'équivalence C1, qui est
une partie de
.
C1 = { 2,5,8 11, ...} De même tous les entiers bi tels que :
forment la classe d'équivalence C2 = { 1, 4, 7, 10, …} et
ainsi de suite. La relation R permet donc de réaliser une partition de l'ensemble
; inversement, toute partition de
définit sur
une relation d'équivalence. Ce résultat est général
et s'énonce ainsi :
Étant donné un ensemble E et une relation d'équivalence R définie sur E, cette relation détermine une partition de E en classes d'équivalences A1, A2... ; inversement, toute partition de E définit une relation d'équivalence sur E.
L'ensemble {A1, A2, ...} des classes d'équivalence ainsi définies est appelé ensemble quotient de l'ensemble E par la relation R et s'écrit E/R.


