Bienvenue
Sur eMaths

L'existance de ce site est rendu gratuite par de la publicité nous remercions tous nos partenaires !

Analyse
Limites

Historique

Considérons la fonction numérique : et donnons à x des valeurs positives supérieures à 1, par exemple :


(n entier positif).

nous constatons que les valeurs de la fonction diminuent au fur et à mesure que n augmente et nous avons tendance à affirmer, intuitivement, que, pour x > 1, la fonction f(x) = x - 1 tend vers 0 quand n tend vers l'infini, ou , ce qui revient au même, quand x tend vers 1. Cette intuition (dont on peut ici démontrer la vérité) ne peut plus s'exercer lorsqu'ils s'agit de fonctions plus compliquées ou lorsque x et f(x) ne sont pas des nombres réels. D'où la nécessité qu'on ressentie les mathématiciens de donner une définition de la notion de limite qui soit générale, quitte à retrouver des méthodes particulières lorsqu'il s'agit de fonctions numériques.

Or, aussi étrange que cela paraisse, jusqu'au début du 19ième, siècle, les mathématiciens se sont contentés de définitions approchées, particulières, voire intuitives de la notion de limite dont la première définition correcte, en ce qui concerne les fonctions numériques, n'a été proposée qu'en. 1821, par Cauchy, dans son Cours d'analyse de l'École polytechnique. Ce mathématicien a énoncé et démontré les théorèmes fondamentaux sur l'existence de limites de fonctions diverses, en particulier des fonctions et des suites monotones (dont le sens de variation est constant dans l'intervalle où on l'étudie) et introduit les concepts de limite supérieure et de limite inférieure. Un siècle plus tard, les Britanniques Moore et Smith généralisent davantage encore la notion de limite, et H. Cartan étudiera certaines formes générales de convergence, auxquelles sont liées les notions de convergence selon une direction et de convergence suivant un filtre (1937).

Notion de direction

Considérons l'ensemble des nombres entiers naturels et les sous-ensembles An de cet ensemble de la forme :

deux ensembles quelconques, par exemple A5 et A8, ont toujours un rapport d'inclusion (l'un des deux contient toujours l'autre) ; ici, A5, contient A8 ; quand n tend vers l'infini, et seulement dans ce cas, l'intersection de tous les ensembles An, est vide, car il n'existe alors aucun ensemble qui contienne des éléments communs à tous les An, Le système S des ensembles An, est alors appelé une direction que l'on désigne par .

Plus généralement, soit E un ensemble sur lequel est définie une fonction donnée f(x) et soit S = (A, B, C, ... ) un système de sous-ensembles de E. Si d'une part, pour tout couple (A, B) de ce système, on a soit , soit , et si, d'autre part, l'intersection des ensembles (A, B, C, ...) du système est vide, le système S est appelé une direction.

Limite d'une fonction

Soit f une fonction de E dans F; en appelant x les éléments de E, la valeur de cette fonction s'écrit f(x) c'est un élément de F; supposons en outre que F soit doté d'une métrique D définissant la distance entre deux de ses éléments (voir la notion d'espace métrique). S'il existe un élément L de F tel que, pour tout , on puisse trouver un sous-ensemble A de la direction S dont chaque élément f(x) est tel que:

l'élément L est appelé limite de la fonction y = f(x) selon la direction S et l'on écrit, indifféremment:

ou

Application aux suites numériques

Une suite de nombres (xn) est une application de dans , qui fait correspondre aux entiers 1,2, ... les réels x1, x2, ... , déterminés par une règle caractéristique de la suite ; est l'ensemble de définition de la fonction (xn) ; on y définit aisément une direction et la suite aura une limite L si, et seulement si, un quelconque étant donné, pour tout nombre entier n suffisamment grand on a :

on dit alors que la suite est convergente et qu'elle converge vers L :

Copyrigth 2000-2011 Alexandre PÉGUY - Dernière mise à jour, mardi, 07 février, 2012 11:27