Équation
Résolution des équations du troisième degré : méthode Tartaglia-Cadran
La méthode de Tartaglia-Cardan repose sur une série de "trouvailles" et d'idées astucieuses.
Méthode générale de résolution
- On divise tous les termes par a (
),
ce qui donne l'équation suivante, équivalente à l'équation
proposée
(1) :
- On remplace x par l'inconnue z, telle que
transformation qui a pour effet
de faire disparaître le terme en x2 et de conduire
à l'équation équivalente :
(2) :
- Pour résoudre (2), on pose
,
et l'on obtient l'équation :
(3) :
- Si
vérifie
(2) et si
, on aboutit au système
suivant
(4) : 
qui 'écrit aussi :
(5) :
u3 et u3 dont ont connaît
la somme, S = - q, et le produit, P =
sont racines de l'équation du second degré suivante :
(6) :
dont le discriminant est :

Les racines (réelles ou complexes) de (5) sont
et ![]()
L'une de ces racines, par exemple t', est égale
à u3 ; l'autre à v3 ; on
a donc
et
, d'où, puisque
:
, 
formule(en apparence assez compliquée) connue sous le nom de formule de Cardan.
- Soit, par exemple, u3 = t'; alors, comme
nous l'avons dit,
. Mais, puisque
nous sommes dans le champ complexe, nous devons tenir compte de ce qu'un nombre
complexe comme t' possède trois racines cubiques ; si l'on nomme
l'une d'elles
(réelle ou
complexe), les deux autres sont
,
et j,
étant les racines
cubiques complexes de l'unité. On a alors :
,
,
;
et, comme
, on en
déduit 
Finalement on obtient les trois racines :
,
, 
les coefficients étant supposés complexes.
Cas où les coefficients p et q sont réels
C'était le cas traité
par Cardan. La résolution de l'équation
,
conduit à résoudre l'équation du second degré
, dont le discriminant
est du même signe que
(la
division par 27 n'intervient sur le signe de
).
En utilisant des résultats sur l'équation du second degré
dans le cas de coefficients réels, nous voyons que :
- Si
, t' et t" sont
des racines réelles ; par conséquent
est
réelle. Mais les deux autres racines cubiques de t', à
savoir
et
,
sont complexes (nous n'avons pas le droit de les oublier !). Donc z,
est réel, z2 et z3 sont complexes
conjuguées.
- Si
, t' = t" = nombre
réel ; donc
est réel
et
et
sont, ici encore, complexes conjugués.
- Si
, t' = t" (c'est-à-dire u3 et v3) sont complexes conjugués,
ainsi donc que u et v puisque le produit uv est réel
et égal à
; donc z = u + v est réel et l'équation admet
trois racines 3 réelles, z1, z2, z3,


